dimanche 21 septembre 2008

Jeu 2008 - Envoi n°16 : 26 boulevard Gambetta (Troyes - Aube)


A Troyes, il y a aussi de l’Art Nouveau ! C’est ce que nous apprend G. M., qui nous envoie quelques images de la Villa Viardot. Elle tire son nom de l’architecte troyen Gaston Viardot, qui la construisit, en 1908, pour un droguiste et marchand de couleurs du nom d’Isidore-Xavier Perron. D’autres sources, sans doute moins fiables, vous diront que ce commanditaire était plutôt négociant en viandes... Qu’en savons-nous exactement ?
La chose certaine est que son rachat par la Caisse d’Epargne, en 1984, sauva l’édifice d’une démolition promise. Encore une, évitée de justesse ! Un musée y est d’ailleurs ouvert depuis peu de temps, ce qui devrait pouvoir permettre d’en savourer le décor intérieur, s’il a été conservé - et, bien entendu, s’il présente un éventuel intérêt. Le musée raconte l'aventure des Caisses d'Epargne françaises, de 1822 à nos jours.

La maison apparaît comme une sorte de puzzle amusant de formes architecturales très diverses, sans grand rapport les unes avec les autres. Grande baie cintrée tripartite, loggia, tour ronde, toiture quadrangulaire d’une élégante et impressionnante hauteur, tout l’attirail de l’architecture classique est ici au rendez-vous, sous les délicieuses pâtisseries composées par le sculpteur E. Boulin - qui eut la sage idée de signer la villa en même temps que l’architecte.
C’est donc surtout pour ce décor sculpté, en plus de la savoureuse complication des volumes et d’une assez charmante clôture métallique, que la Villa Viardot devrait retenir notre attention, notamment ses pittoresques têtes de femmes, si typiques du Modern Style. Si ce travail est loin d’être inintéressant, il reste tout de même un peu lourd, ce qui n’est malgré tout pas sans charme.

Certes, comme nous le rappelle avec saveur notre sympathique correspondant, la maison est tout à fait typique de ces villas cossues pour nouveaux riches qu’on pouvait alors construire dans les bonnes préfectures de nos régions. Il y a donc espoir de retrouver bien d’autres constructions Art Nouveau du même genre, et pour le même type de propriétaire, telles que nous en avons déjà rencontré à Orléans, à Agen ou même à Roubaix. Malheureusement, l’urbanisme a souvent été cruel avec ces propriétés, souvent très bien situées, mais qui furent très souvent la cible d’une indifférence - quand il n’agissait pas d’un profond dégoût - pour un style artistique très rapidement considéré comme désuet, ridicule, outrancier, vulgaire Leur nombre à bien diminué, dans des proportions inquiétantes, et d’une façon malheureusement irréversible. Celle-ci, avec son faux air méditerranéen, méritait donc bien d’être conservée. Son statut actuel, en plus de nous permettre d’y pénétrer facilement, semble enfin lui assurer une conservation pour une longue durée.


P. S. : Après quelques jours de vacances bien mérités (je crois), je publierai les derniers envois (s’il y en a). Comme je rentre le 1er octobre, vous avez donc encore un peu plus d’une bonne semaine pour m’adresser vos trouvailles. Passée cette date... il sera trop tard. Mais vous pourrez toujours voter, évidemment. Je vous dirai les modalités (très simples), le moment venu. A très vite.

dimanche 14 septembre 2008

Entr’acte n°26 : ... à Zakopane (Pologne)


Le temps s’est rafraîchi. L’automne arrive. Et les vacances sont terminées pour la plupart d’entre nous. Mais cela nous empêche-t-il, même en imagination, de continuer à nous promener dans le monde de l’Art Nouveau ? Et d’attendre encore un peu plus de frimas pour reprendre le cours de nos promenades parisiennes ?
Pour aujourd’hui, je vous propose de partir en Pologne, à la découverte de deux étranges villas, dans la charmante petite ville de Zakopane, station de ski réputée, située à quelques kilomètres à peine au nord de la frontière slovaque.
Elle furent toutes deux construites par Stanislaw Witkiewicz (1851-1915), qui est assurément plus connu dans son pays comme écrivain et comme peintre que comme architecte. On le considère néanmoins comme le créateur - ou seulement le meilleur représentant ? - de ce qu’on appelle le “style de Zakopane”. Mais est-ce un style qu’on peut sans problème rattacher à l’Art Nouveau ?

La première construction de Witkiewicz, la villa Koliba, est aujourd’hui un musée où sont d’ailleurs exposées de nombreuses peintures de l’artiste, qui peuvent être rattachées au réalisme polonais, puissant et parfois sombre, mais où certaines grâces 1900 ne sont pas totalement absentes, notamment dans certains de ses portraits. La maison se caractérise par son architecture presque exclusivement en bois et la multiplication très pittoresque de ses toitures. A première vue, nous avons ici affaire à une construction traditionnelle, très bien adaptée au climat rude des montagnes.

Mais certains détails ne peuvent que troubler l’esprit, comme la décoration très sophistiquée de la rambarde de la terrasse couverte ou de l’escalier d’accès, mais aussi toutes les parties gravées ou ajourées à l’intérieur de la maison. Pourtant, celle-ci fut édifiée en 1892-1893, à une époque où l’Art Nouveau était à peine en gestation dans les pays d’Europe où ce style commençait à émerger. Comment expliquer, ainsi, l’étonnante décoration en fer forgé de la porte d’entrée, où se devinent d’amusants lézards très stylisés, ou la décoration florale - elle aussi en métal -, de certaines fenêtres ?

L’étrangeté de la villa vient aussi de son ameublement, peut-être plus tardif, mais où un Art Nouveau plus caractérisé se rattache à tous les styles développés dans les pays scandinaves ou en Finlande, où structure, sobriété et solidité sont les maîtres-mots d’une grande originalité. Ces meubles ont l’avantage de nous apprendre les racines foncièrement populaires et traditionnelles de l’Art Nouveau polonais, et du fameux “style de Zakopane” en particulier.

On trouve la confirmation de tout cela dans la villa Pod Jedlami, construite par Witkiewicz en 1896-1897. On y retrouve, notamment au niveau des panneaux de bois gravé, tout ce que que l’Art Nouveau local doit à l’artisanat traditionnel. Mais le puissant soubassement de l’édifice, en pierre, s’orne d’arcs rampants dont beaucoup d’architectes plus “latins” ont usé et parfois abusé par la suite. Une curieuse rampe en fer forgé, à motifs d’iris, achève d’apporter une certaine confusion dans notre esprit ? Et s’il s’agissait vraiment d’Art Nouveau ?


Witkiewicz a construit plusieurs autres villas à Zakopane, mais aussi la petite et charmante chapelle de Jaszczurowce. On y retrouve toutes les caractéristiques de son talent d’architecte : de beaux soubassements en pierres, avec des arches aux formes singulières, des panneaux de bois au décor rayonnant, des éléments métalliques aux étranges résonances.



Sans doute doit-on rejeter, finalement, le “style de Zakopane” hors des limites stylistiques de l’Art Nouveau, selon toutes ses autres définitions européennes. Né un peu trop tôt, encore très largement soumis à des styles plus traditionnels en Pologne, il n’en demeure pas moins troublant, confirmant les origines anciennes, diverses et parfois très obscures du Modern Style. Il est évident que les déclinaisons de celui-ci, dans les pays nordiques, sont parfaitement liées à des traditions séculaires et leur restent plus authentiquement attachées que dans les pays latins. Zakopane reste donc peut-être un mystère... que je vous invite à percer vous-même. Cet hiver, peut-être, si vous aimez aussi faire du ski !

Jeu 2008 - Envoi n°15 : 65 rue de la Ravinelle (Nancy - Meurthe-et-Moselle)


“C’est une maison bleue...” Hé non ! N’en déplaise à Maxime le Forestier, celle-ci est jaune, d’un jaune bien vif qui met parfaitement en valeur les panneaux de faïence de cette façade. Mais les motifs ont été peints sur un fond uniformément.... bleu ciel. Comme quoi... on peut toujours retomber sur ses pattes !
La maison donne presque directement sur la voie ferrée qui traverse le quai Claude-le-Lorrain. Il n’existe donc pas de numéros impairs pour cette voie, puisque ce côté-là ne donne que sur des jardins, correspondant à des habitations construites sur la rue Isabey. Néanmoins, le n°65 de cette amusante maison jaune paraît bien prétentieux pour la modeste - et courte - rue de la Ravinelle. Il correspond donc à une hypothétique numérotation impaire du quai qui lui fait face, l’accès à la porte d’entrée se faisant par une sorte d’excroissance de la chaussée, au bout de la dite rue de la Ravinelle.

Malgré nos efforts, nous n’avons pas pu retrouver le nom de l’architecte de ce singulier édifice. Les inscriptions y sont pourtant nombreuses : “Labor”, “Studium”, “Peinture”, “Sculpture”, ainsi que deux dates, l’une en relief - 1885, qui doit correspondre au début du chantier - et l’autre, en faïence : 1887, qui semble signaler la fin de la construction et la date de la pose du décor en céramique. Par ailleurs, le seul balcon de l’édifice, au premier étage, porte la lettre “B”, qui est l’initiale du commanditaire. Néanmoins, on peut voir, dans des rues assez proches, plusieurs autres villas, construite par un certain Lambert, et portant des panneaux de faïence d’un type similaire. S’agirait-il du même architecte ?
La construction est donc très visible placée sous le vocable de l’étude et des arts. Elle se veut elle-même une œuvre artistique, ajoutant architecture et arts décoratifs aux disciplines qui devaient y être honorées. Car la “maison jaune” ne manque pas de se faire remarquer, tant par sa couleur que par son décor assez luxueux, les carreaux portant des motifs de rinceaux, des emblèmes, des palmettes, le tout d’une très divertissante fantaisie. Mais, de part et d’autre d’un sévère soldat moustachu, deux profils de jeunes filles se distinguent par leur léger relief : celle de gauche est une Alsacienne, celle de droite est une Lorraine ; elles évoquent, bien entendu, les régions alors détachées de la France depuis 1871 : l’Alsace toute entière et le département de la Moselle. Cette allusion politique ne nous surprendra guère à Nancy, où l’affirmation d’une appartenance à la France fut forte et parfois même ostentatoire.

Merci à D. M. pour son envoi. Il nous démontre qu’on peut trouver un édifice amusant et très plaisant... qui ne soit pas du tout de style Art Nouveau. Pas du tout ? Vraiment ? Il suffit d’observer un très curieux motif décoratif, sensé imiter le bossage, où des sortes de vaguelettes forment un étrange tapis de macaronis. Il préfigure déjà, avec près de dix ans d’avance, les curiosités abstraites dont le Modern Style saura nous régaler.

samedi 13 septembre 2008

Jeu 2008 - Envoi n°14 : 12 rue Galliéni (Cachan - Val-de-Marne)


Après Dunkerque et Roubaix, O. P. m’a également envoyé - comme dessert ? - quelques images de l’ancienne gendarmerie de Cachan, aujourd’hui occupée par les services de l’urbanisme de la ville.
Le service de l’Inventaire d’Ile-de-France n’a sans doute pas tort d’avancer qu’il s’agit de la seule gendarmerie Art Nouveau de notre pays, car, effectivement, je n’en connais pas d’autre. Ce type de bâtiment n’a apparemment pas vraiment séduit les architectes adeptes de l’Art Nouveau. A moins que ce ne soit l’inverse... Les gendarmes sont sans doute des gens trop sérieux pour confier leur maison à des... rigolos.

Adolphe Yvon, l’auteur de l’édifice - sans doute apparenté au peintre du même nom -, n’est pas spécialement connu pour ses réalisations relevant du Modern Style. C’est bien ce qui rend cette gendarmerie très singulière, par elle-même mais également au sein de l’œuvre d’un architecte plus volontiers académique.
Sans doute à cause de sa fonction singulière, le bâtiment a fait l’objet d’une publication, dans la revue “L’Architecture”, en 1904. Les images accompagnant cet article permettent de s’apercevoir que la porte d’entrée ouvrait à l’origine sur un porche qui a depuis été fermé par une seconde porte, fonctionnelle, mais bien banale. L’ensemble y perd une partie de son charme, ce porche ayant eu l’effet de creuser un peu une façade bien plane. En même temps, il accentuait une symétrie en apportant un contrepoint aux deux pinacles latéraux, qui couronnent le bâtiment tout en proposant la date de 1901 aux regards.

L’intérêt principal de cette gendarmerie bien singulière réside dans la large inscription qui remplace, à droite, la fenêtre géminée qui existe sur la première travée de gauche. Elle seule suffit à créer un pittoresque élément de discordance. Dans un graphisme très “moderne”, on peut y lire : “Propriété du département de la Seine”, affirmation qui n’est maintenant plus vraie puisque, en dehors de Paris, toutes les communes de l’ancien département de la Seine sont aujourd’hui rattachées aux départements limitrophes.
Nous n’allons pourtant pas crier au génie. L’Art Nouveau reste ici très discret, même s’il apparaît à la fois dans la structure même de l’édifice - les arcs largement surbaissés du rez-de-chaussée - et dans le décor, au niveau des consoles de fenêtres et des pinacles. Mais sa fonction initiale commanda une relative sobriété, même si quelques esprits éclairés ont ici cherché une originalité qui caractérise rarement les gendarmeries.

vendredi 12 septembre 2008

Jeu 2008 - Envoi n°13 : 16 boulevard du Général-Leclerc (Roubaix, Nord)


La ville de Roubaix n’est malheureusement pas réputée pour son architecture 1900. Une seule véritable construction Art Nouveau, cela ne constitue, en effet, ni un centre artistique important, ni même une attraction touristique... Car nous ne sommes pas à Lille, où la maison Coilliot de Guimard constitue à elle seule un but de promenade - au résultat absolument garanti ! - et l’architecte Elie Dervaux, auteur de cette agréable fantaisie de 1904, n’a guère laissé son nom dans les annales de l’architecture.
Dommage, car son travail n’est vraiment pas sans intérêt, combinant avec bonheur de multiples motifs aux origines très diverses, probablement puisés dans les nombreuses publications d’architecture dont il pouvait disposer à son époque.
L’allure générale de cette maison assez étroite l’apparente assez curieusement à une certaine architecture méditerranéenne, celle qu’on trouve à Nice ou dans le nord de l’Italie. En témoignent son bow-window à loggia et sa décoration sculptée, plus proche de la gravure que de la ronde-bosse.

Le dessin de la porte d’entrée pourrait être à la fois belge et nancéien, grâce à son élégant compartimentage en bois. Mais on s’attachera surtout à l’étonnante composition des deux petites fenêtres du rez-de-chaussée, dont les ferronneries proposent un dessin vraiment original, d’un graphisme remarquablement nerveux. Les rehauts de couleur, formant des roses bleues d’un bien charmant effet, contribuent à attirer l’œil sur ces éléments d’une belle invention. L’architecte semble avoir été moins heureux pour la porte d’entrée, où la nécessité d’un motif couvrant le prive d’une certaine aération. Hélas, les garde-corps des autres fenêtres sont un joli modèle, mais purement industriel.
Les initiales du propriétaire, visibles juste au-dessus de la porte, semblent être un “H” et un “M”. Mais nous n’en saurons guère plus sur son identité.

Il semble évident que le couronnement de l’édifice - qui mériterait un bon nettoyage, cela dit en passant... - a disparu lors d’une très banale surélévation. Le bow-window se terminait certainement par un clocheton pittoresque ou un belvédère amusant. Peut-être des cartes postales anciennes nous en apprendraient-elles un peu plus sur l’état initial de l’édifice.
Encore merci à l’infatigable O. P., dont les trouvailles nous réservent bien des surprises. Gagnera-t-il ? Réponse en octobre...


P. S. : En faisant une petite recherche sur un site de vente de cartes postales, j'ai retrouvé notre charmante maison, dont l'adresse était alors "boulevard Gambetta". Le bow window avait une petite toiture indépendante et pointue, dans laquelle apparaissait une fenêtre assez simple. Pour banal qu'il était, ce couronnement donnait tout de même une silhouette un peu plus élégante à l'édifice que celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Devant la maison, une jolie place avec une fontaine est devenue un boulevard où passe un de ces nouveaux tramways qui fleurissent un peu partout en France. Ce n'est plus le même charme.

mercredi 3 septembre 2008

Jeu 2008 - Envoi n°12 : 1 rue de Paris (Le Touquet-Paris-Plage - Pas-de-Calais)


Bien avant d’avoir pensé à ouvrir ce jeu, P. F. B. m’avait envoyé quelques images de la Villa Alexandre, construite au Touquet par l’architecte F. Gombeau en 1911. Une fois encore, nous voici dans un charmant quartier balnéaire - mais pas tout à fait au bord de la plage -, où les maisons pittoresques et pimpantes nous rappellent volontiers Mers-les-Bains, Cabourg ou Dunkerque.
Selon les informations fournies par le site de la ville, la maison aurait été construite en 1900 et Gombeau n’aurait fait que la “moderniser”, avec la collaboration d’entrepreneurs locaux, les frères Pentier.

Le résultat est très original, l’angle formé avec la rue Joseph-Duboc ayant été agrémenté d’une tour suspendue à partir du deuxième étage. On ignore à quoi pouvait bien ressembler le couronnement de cet élément singulier en 1911, mais on doute qu’il se soit achevé d’une façon aussi banale. Hélas, on le constatera aisément, l’édifice n’est pas dans un état des plus satisfaisants et il porte lourdement sur lui le poids des ans. Mais les consolidations actuelles de la tour semblent en annoncer la restauration. Nous prenons déjà date pour voir le résultat final !

Une fois la maison rénovée, on pourra alors savourer pleinement la complication séduisante de ses volumes, la saillie des balcons ou la présence de jolies fenêtres percées dans la toiture.
Mais c’est certainement le décor en céramique qui retient surtout l’attention, et qui permet de rattacher cette charmante villa au monde de l’Art Nouveau : en 1913, les architectes s’acheminaient progressivement vers un style beaucoup plus épuré qui allait triompher au moment de l’exposition internationale des Arts décoratifs de 1925 (d’où son nom d’Art Déco ou de “style 1925”). Sur la fameuse tour, crabes, coquillages et plantes aquatiques en décorent très naturellement les fenêtres, le soubassement et l’épais bandeau du dernier niveau.

La gamme colorée est principalement verte, mais quelques rehauts de jaune ou de brun soulignent agréablement chaque motif. Si près de la mer, cette iconographie n’a rien de surprenant ; elle pourra même apparaître comme relativement attendue. On sera néanmoins beaucoup plus surpris par la curieuse frise de branches de pin, ceinturant fortement les deux façades sous le niveau du comble. Le motif n’a évidemment rien de balnéaire. Mais il semble qu’il ait été assez familier pour Gombeau, architecte rare dont on ne retrouve d’autres œuvres qu’à Paris, et essentiellement dans la petite rue Guyton-de-Morveau, dans le XIIIe arrondissement.

Et au n°25, on retrouve en effet une frise de pommes de pin tout à fait similaire, quoique d’un dessin légèrement différent. Je ne me risquerai pas, ici, à vouloir attribuer ces décors de grès à Alexandre Bigot ou à Gentil et Bourdet : l’expérience m’a montré qu’il était bien difficile de faire, d’emblée, le partage entre ces deux entreprises... Si je pouvais en apprendre un peu plus, je ne manquerai pas d’ajouter l’information.
D’ici peu, je reparlerai volontiers de Gombeau et de la rue Guyton-de-Morveau, où il nous réserve une jolie surprise sur un autre édifice dont il est également l’auteur.