dimanche 28 octobre 2007

Le jeu : les résultats !

Voilà ! Comme je l’ai déjà annoncé hier, le jeu est terminé.
Voici maintenant venu le temps des résultats.
Je reprends donc chacune des questions, en donnant la réponse (illustrée) :


Question n°1 :
A Vincennes, à l’angle de la rue Villebois-Mareuil et du 17, rue de Montreuil, un imposant immeuble, malheureusement anonyme, exhibe de superbes décors en grès, à motifs de chardons fleuris. On les croirait tout droit venus - mais ce n’est qu’une troublante illusion - d’un autre immeuble, beaucoup plus célèbre, du XVIe arrondissement. Oui, mais lequel ? Pourtant, souvenez-vous, j’en ai déjà parlé !


Réponse :
Il s’agit de l’étonnant immeuble de Charles Klein, qui remporta une prime au Concours de façades de la ville de Paris pour l’année 1903. Le céramiste n’est sans doute pas Emile Muller, comme à Paris, mais l’artiste s’est évidemment beaucoup inspiré du travail de son confrère.





Question n°2 :
Vous qui êtes un véritable amoureux d’Art Nouveau, connaissez-vous vraiment le Castel Béranger de Guimard ? Je l’espère... si vous voulez gagner ! Il suffit de regarder la photographie ci-contre et de me dire quel est le détail qui permet d’affirmer, avec certitude, qu’elle a été prise il y a déjà quelques années. Facile ? Peut-être... peut-être pas...


Réponse :
Un grand panneau, fixé au milieu de la très surprenante ferronnerie qui protège le vestibule de la rue - et des nombreux visiteurs qui viennent admirer l’œuvre de Guimard chaque jour -, indiquait très simplement le nom de la maison : “Castel Béranger”. Il y a une dizaine d’années, il a été volé. Au moment de la récente restauration de l’immeuble, on aurait pu espérer une “restitution” de cet élément manquant, pourtant assez simple à refaire. Il nous faut donc continuer à vivre avec ce trou béant...
Ceux qui ont évoqué le fait que ce hall avait été repeint n’avaient pas tort en le disant. J’ai donc compté positivement cette réponse comme également valable.
Au contraire, celui qui m’a parlé d’une histoire de paillasson disparu n’est qu’un très sympathique blagueur...





Question n°3 :
C’est vrai, le mateur peut ne pas être très gentil ! En vous proposant d’observer le dessin original d’une façade parisienne - néanmoins assez connue -, j’ai très volontairement coupé l’adresse et le nom des propriétaires, ce qui vous aurait certainement beaucoup aidés. Mais regardez bien.... cela ne vous rappelle rien ? Si le détail peut être assez trompeur, les lignes générales de l’immeuble sont déjà parfaitement en place.


Réponse :
Je vous rends l’image originelle, qui donne le nom des commanditaires de l’immeuble - Combes et Lavirotte - et son adresse : 29 avenue Rapp !
Bravo à ceux qui, déclarant la question difficile, ont pourtant parfaitement répondu. Le dessin de l'entourage de la porte était un indice important, comme l'enfoncement arrondi de la façade, dans les derniers étages.





Question n°4 (oui, je sais, j’ai changé la photographie, ici d’une coloration plus proche de la réalité) :
Si le blog pouvait permettre de répondre à toutes les questions, cela voudrait dire qu’il n’a plus rien à dire ! Et j’ai pourtant tellement d’autres choses à vous raconter...
Aussi n’y cherchez pas une image comparable à celle-ci : elle n’y est pas encore. Mais je peux vous donner un indice : moyennant quelques euros, on peut parfaitement aller voir cette ravissante cage d’escalier, puisque c’est celle d’un musée. Un musée ? En France ? Hélas, non.
Regardez bien le détail de la décoration : il n’y a qu’un seul (grand) architecte à avoir atteint un degré d’élégance aussi parfait. Et puis, avant de dire que le mateur est très méchant, à quoi vous sert d’avoir un ordinateur et Internet, si vous ne pouvez pas trouver la réponse sur le net ? Elle y est, c’est certain. Sachez faire les bons clics...


Réponse :
Le musée Horta se trouve à Bruxelles, dans la rue Américaine (quartier de Saint-Gilles). Il s’agit de la maison personnelle de l’architecte, qui y avait également son agence, heureusement préservée et devenue l’un des plus ravissants édifices Art Nouveau visitables. Sa décoration intérieure, à la fois sobre et luxueuse, est constamment enrichie par de nouvelles acquisitions, de meubles de Horta évidemment, mais aussi d’objets d’art et de sculptures créés par ses contemporains. L’escalier central est un puits de lumière assez fréquent dans l’architecture bruxelloise, où les parcelles sont souvent longues et étroites. Horta s’en est toujours servi comme d’un morceau de haute virtuosité, trouvant pour chaque édifice un moyen de le singulariser. Dans sa maison, il a utilisé l’extraordinaire travail de ferronnerie de sa cage d’escalier pour attirer le regard vers le haut, jusqu’aux miroirs réfléchissant à l’infini les beaux vitraux de la verrière.





Question n°5 :
J’aurais mauvaise grâce à vous demander l’adresse de la maison où ce détail a été photographié, surtout si vous n’habitez pas Paris ! Le nom de l’architecte, tout simplement, devrait vous permettre d’avoir facilement un point de plus. Mais, si, vous vous souvenez... celui qui fait des décors amusants, mais un peu maladroits. Vous avez déjà la fourchette... et juste un petit effort de mémoire pour pouvoir attraper le couteau...


Réponse :
Apparemment, les excentricités de M. Falp ont certainement amusé les habitués du blog, puisque tout le monde l’a reconnu derrière un détail - extrait de son immeuble du 2, rue Dorian - qui n’était pourtant pas très grand. Mais son style unique était effectivement parfaitement reconnaissable. Je sais : j'ai remis l'image du petit chat (véritable signature de l'architecte et de son sculpteur) pour illustrer ma réponse. Mais n'est-il pas adorable ?





Question n°6 :
Encore une dernière... et nous pourrons, j’espère, trinquer ensemble ! Cette charmante jeune femme de 1889, un peu dénudée, a déjà croisé notre route sur le blog., comme détail d’un très joli dessin. Oui, mais sur quel “objet” pouvait-on la voir ?


Réponse :
Les aquarelles de Charles Letrosne ont apparemment beaucoup plu, puisqu’il n’y a eu aucune erreur sur cette question. Il n’était pourtant pas aisé de retrouver ce délicieux motif sur... une cage d’ascenseur. Bravo pour le sens de l’observation. Ou la mémoire. Ou les deux.


Vous connaissez enfin toutes les réponses à mes très gentils pièges. J’avais prévenu : ce n’était pas très difficile. La rapidité a donc joué son rôle... et si vous n’avez pas, déjà à cet instant, reçu un mail pour une invitation à dîner, cela veut probablement dire que vous n’avez pas gagné.
Mais tout n’est pas perdu. Nous recommencerons certainement un autre jeu, avec un autre cadeau. Et chacun retrouvera à nouveau toutes ses chances.

Encore merci d’avoir participé. Au moins, j'espère que vous vous êtes un petit peu amusés avec mes petites questions.
A très vite, pour la reprise normale de notre voyage nostalgique autour de l’année 1900.